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Newsletter du 4 mars 2020

CIVIX News

Salut! Voici ce que tu dois savoir pour la semaine passée en 3:32 minutes

Voici la newsletter de CIVIX News. Ton moyen simple de comprendre l'actualité politique en Belgique. 📰

En bref :
- Parlement fédéral : quelle place pour les lobbies ?
- Un virus pour sauver le gouvernement fédéral ?

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Parlement fédéral : quelle place pour les lobbies ?

QUI ?

Qui sont ces lobbyistes ? Quel est le but du lobbying ?

Ce terme anglophone peut être défini comme étant “une stratégie menée par un groupe d'intérêt, groupe de pression et groupe d'influence, appartenant à un même secteur d'activité professionnelle et cherchant à défendre ses propres intérêts auprès des décideurs politiques”**.

Ainsi, tout groupement, toute organisation, tout centre de pouvoir est susceptible de se transformer, même temporairement, en lobby.

QUOI ?

Certains le savent sans doute déjà mais d'autres peut-être pas encore. Il existe, au sein de nos institutions parlementaires, des acteurs, autres que les parlementaires, qui exercent un important pouvoir d'influence sur la prise de décisions politiques. Il s'agit des lobbies*.

Jeux de pouvoirs et d'influences, corruption des politiques ou exercice pur et simple de la démocratie participative ? Les points de vue sur ce système vieux comme la démocratie divergent.

Quoi qu'il en soit, tout comme le parlement européen et d'autres institutions européennes, la Chambre des représentants n'y échappe pas.

QUELLES CONSÉQUENCES ?

Il est évident que les lois peuvent avoir des conséquences sur un secteur professionnel, un environnement, certaines catégories de la population... Il paraît donc normal, dans notre démocratie, de vouloir faire pression sur ceux qui préparent et adoptent les lois. Cependant, les relations entre le monde politique et la société ne sont pas toujours réglementées. Beaucoup regrettent des discussions/négociations « en coulisses » entre les lobbies, représentants d'intérêts et les mandataires publics, loin des yeux du citoyen.

À cet égard, une Commission fédérale de déontologie a rendu, au début de l’année 2018, un avis à la Chambre sur la transparence des lobbyistes. Une grande nouveauté proposée dans cet avis et mise en œuvre un peu moins d’un an après a été l’instauration d’un « registre des lobbies ».

À l'heure actuelle, un peu plus de 110 entreprises et organisations figurent dans ce registre. L’enregistrement n'est pas obligatoire à la Chambre (contrairement au parlement européen). Ce registre est consultable sur le site internet de la Chambre. On trouve dans la liste des noms connus tels que Test Achats (protection des consommateurs), Pharma.be, Philip Morris (tabac), Proximus ou WWF.

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Cette innovation peut être vue comme une démarche importante vers davantage de transparence dans le processus législatif au parlement. Il reste à voir si d'autres démarches en ce sens suivront...

*mot anglais provenant de lobby, signifiant "couloir".
**définition provenant du site journaldunet.fr.


Un virus pour sauver le gouvernement fédéral ?

QUOI ?

La formation du gouvernement fédéral ne semble pas beaucoup avancer, 9 mois après les élections. La prise en charge du coronavirus et de ses conséquences sur l'économie, et donc le budget de l'Etat, pourrait décoincer la machine, espère-t-on.

Sabine Laruelle (MR) et Patrick Dewael (Open Vld) s'en tiennent à la discrétion absolue depuis leur nomination par le Roi, comme annoncé la semaine passée.

Les présidents du Sénat et de la Chambre continuent à rencontrer tous les partis. L'idée d'une coalition 'Corona' évoquée par Joachim Coens peut être interprétée comme un signe de dégel au CD&V mais cela n'a pas été confirmé.

Pourtant, au MR, on pense que le virus peut constituer un momentum permettant au CD&V, au vu de l’urgence politique oblige, d’accepter de se séparer de la N-VA et de rentrer dans la logique Vivaldi (une coalition PS, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo, Groen, CD&V).

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QUELLES CONSÉQUENCES ?

Et si le coronavirus était un "game changer", un déclic pour la formation d’un gouvernement fédéral ? Le président du CD&V, Joachim Coens, a suggéré vendredi la mise sur pied rapide d’un gouvernement pour gérer la crise sanitaire potentielle liée au virus.

Et au passage s’occuper du budget, de la compétitivité et du pouvoir d’achat. En soi, cette idée n’est d’ailleurs qu’un nouvel emballage pour une solution qui a déjà circulé maintes fois, à savoir constituer un gouvernement d’urgence aux thématiques resserrées.